Please use this identifier to cite or link to this item: http://hdl.handle.net/20.500.12153/810
Title: Théâtralisation de la transmission dans Le Maître de Santiago de Montherlant
Other Titles: Dramatization of the transmission in Le Maître de Santiago by Montherlant
Authors: Hemaïdi, Hamdi
Keywords: Henry de Montherlant; transmission; conflit; figures magistrales; engagement; retrait; conflict; master figures; engagement; withdrawal
Issue Date: 2019
Citation: "Quêtes littéraires" 2019, nº 9, s. 113-124
Abstract: La question du rapport maître-disciple est mise en évidence dans Le Maître de Santiago de Montherlant par une théâtralisation de la transmission. Dialogue vif et tendu, situations conflictuelles et divergences de points de vue ébranlent aussi bien les relations familiales et amicales que les affinités idéologiques. Pour les Espagnols de 1519 partir en Amérique est une aubaine. Cette course effrénée derrière le gain qui utilise l’évangélisation comme prétexte séduit les chevaliers de l’Ordre de Santiago mais elle déplaît énormément à leur chef. La focalisation de cette dramatisation sur le différend en question permet de dégager les figures du maître, celles du disciple et, à travers leurs relations, les valeurs affirmées. Alvaro Dabo, qui agit en tant que guide de l’Ordre de Santiago, est sans conteste la principale figure du maître. En cultivant le paradoxe et en s’opposant au désir de ses pairs, il ne s’érige pas en passeur de savoir-vivre et de savoir-faire, mais il parvient tout de même à formuler les valeurs auxquelles il est attaché : noblesse d’âme, générosité, humilité. Les disciples se répartissent en cinq catégories. La figure « aristotélicienne » (Bernal et Vargas) commente et interprète le discours du maître. La figure « épicurienne » (Olmeda) vise à atteindre le bonheur. Le disciple « parricide » souhaite éliminer Alvaro. Letamendi est l’illustration du mauvais élève. Mariana, incarnation de l’« alter ego », tient du maître sans en être une pâle copie. Tendues, les relations qui régissent les deux instances confèrent une dynamique au processus de transmission. Alvaro cherche à se murer dans le silence, mais il tient à transmettre avant de disparaître. Deux valeurs essentielles constituent la teneur de son message : l’histoire nous enseigne qu’il faut être méfiant à l’égard des forces négatives, l’engagement requiert des qualités morales telles que le sacrifice de soi et la charité. Montherlant approuve chez son personnage la condamnation de la colonisation, mais il n’adhère pas à son extrémisme.
The question of the master-disciple relationship is highlighted in Le Maître de Santiago (The Master of Santiago) of Montherlant by a theatricalization of the transmission. Lively and tense dialogue, conflicting situations and divergent points of view undermine family and friend relations as well as ideological affinities. For the 1519 Spaniards the chance to go to America is a golden opportunity. This frantic race behind the gain that uses evangelism as a pretext, seduces the knights of the Order of Santiago, but greatly displeases their leader. The focus of this dramatization on the dispute in question allows us to identify the figures of masters, those of disciples and, through their relations, the affirmed values. Alvaro Dabo, who acts as a guide to the Order of Santiago, is undoubtedly the main figure of master. By cultivating the paradox and opposing the desire of his peers, he does not set himself up as a transmitter of good-manners and of know-how, but he nevertheless manages to formulate the values to which he is attached: nobility of soul, generosity, humility. The disciples are divided into five categories. The “Aristotelian” figure (Bernal and Vargas) comments and interprets the master’s speech. The “Epicurean” figure (Olmeda) aims to achieve happiness. The parricide disciple wants to eliminate Alvaro. Letamendi is the embodiment of a bad student. Mariana, the incarnation of the master’s “alter ego”, looks like the master without being his pale copy. Being tense, the relations that govern the two instances give a dynamic to the process of transmission. Alvaro tries to confine himself to silence, but before disappearing he wants to transmit his message. Two essential values constitute its content: history teaches us that one must be distrustful of negative forces; commitment requires moral qualities such as self-sacrifice and charity. Montherlant approves of his character’s condemnation of colonization but he does not adhere to his extremism.
URI: http://hdl.handle.net/20.500.12153/810
DOI: https://doi.org/10.31743/ql.5015
ISSN: 2084-8099
Appears in Collections:Quêtes littéraires, 2019, No 9: Maître(s) et disciple(s)

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