Please use this identifier to cite or link to this item: http://hdl.handle.net/20.500.12153/1487
Title: Flaubert et la caricature : l’exigence de la modernité
Other Titles: Flaubert and caricature: the demand for modernity
Authors: Poyet, Thierry
Keywords: Flaubert; modernité littéraire; engagement; réalisme; literary modernity; realism; writer engagement
Issue Date: 2020
Publisher: Katolicki Uniwersytet Lubelski Jana Pawła II; Werset
Citation: "Quêtes littéraires" 2020, nº 10, s. 66-77
Abstract: Quelquefois caricaturé par ses contemporains, Flaubert suscite les réactions dans l'outrance, lui qui ose dans sa Correspondance abonder dans la caricature selon ses humeurs et ses opinions en excellant dans l'hyperbole et l ’emphase. Un mot de son cru le résume : « hénaurrrme ». Au demeurant, ses personnages les plus mémorables sont des caricatures : de l'amour avec Emma, de la bêtise avec Bouvard et Pécuchet, de la bonté avec Félicité d'Un Cœur simple… Dans la fabrique flaubertienne, l'incarnation est intrinsèquement liée à la déformation, elle-même dégradée en parodie. Car la caricature chez Flaubert est partie prenante d'une pensée nihiliste : le romancier participe d'une déconstruction généralisée de la société bourgeoise par une caricature évidemment politique même si l'écrivain se défend d ’utiliser l'œuvre comme une tribune, au nom de l'autotélisme de l'art. Au fond, c'est la modernité de Flaubert qui justifie le goût et l'usage de la caricature.
Caricatured at times by his contemporaries, Flaubert provokes extreme reactions. In his Correspondence, he dares to present a plethora of caricatures which suit his moods and his opinions, excelling in hyperbole and emphasis. A word of his own summed it up: « hénaurrrme ». Besides, his most memorable characters are caricatures: Emma – of love, Bouvard and Pécuchet – of stupidity, Félicité of Un cœur simple – of kindness. In Flaubert’s factory, the incarnation is intrinsically linked to deformation, itself degraded into a parody. Because the caricature in Flaubert is part of a nihilistic thought: the novelist participates in a general deconstruction of bourgeois society by an obviously political caricature even if the writer refrains from using the work as a platform, in the name of “autotelism” of art. Basically, it is Flaubert’s modernity that justifies his taste and the use of caricature.
URI: http://hdl.handle.net/20.500.12153/1487
DOI: https://doi.org/10.31743/ql.11533
Appears in Collections:Quêtes littéraires, 2020, No 10: Caricature : l’art de la démesure

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